“ Comment l’âme peut-elle surmonter sa détresse présente ? ”
“ Comment l’âme peut-elle surmonter sa détresse présente ? ”
Une conférence donnée par Rudolf Steiner à Zurich le 10/10/1916
Qu'on peut trouver en entier dans " L’avenir sera-t-il social ? " Collection Triades Poche
GA 168 - traduction de l'allemand par Gilbert Durr
Quelques extraits...
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Et aujourd’hui les contacts s’établissent entre les hommes de façon telle que dans l’ensemble, des rapports fondés sur une connaissance instantanée ne pourraient mener à rien de bon. Toute la vie moderne tend à dépersonnalisé les rapports entre les hommes.
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forces du coeur & effet “coup de foudre”
forces de l’entendement & effet de pénétration
l’humanité reçoit maintenant un produit de l’âme de conscience qui a pour effet, disons, de l’isoler bien davantage, de l’individualiser bien davantage et de centrer les êtres sur leur propre corps en les rejetant dans leur égoïté et dans leur solitude, plus que ne le faisait l’âme d’entendement ou de coeur.
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Mais où tout cela nous mène-t-il ?
considérer ce que nous dit certaine vérité de la science de l’esprit : les rencontres que la vie peut nous réserver, à nous autres hommes, ne sont pas, mais pas du tout l’effet du hasard. Il y a des hommes que nous rencontrons sur notre chemin, d’autres que nous ne rencontrons pas. Or, à notre époque toute rencontre a son origine dans notre karma individuel. Car nous sommes entrés dans une période de l’évolution humaine où les expériences karmiques qu’ont faites autrefois les hommes atteignent un point culminant.
... Chaque incarnation que nous traversons apporte une nouvelle pierre à notre karma.
... Mais, petit à petit, et du fait que nous nous sommes réincarnés maintes et maintes fois, nos rapports avec autrui ont évolué de telle façon qu’en règle générale nous ne rencontrons plus personne à vrai dire avec qui nous n’ayons eu quelque expérience commune au cours d’incarnations précédentes. Nous sommes conduits vers notre semblable par les expériences que nous avons faites ensemble au cours d’incarnations précédentes. On attribue au “hasard” telles ou telles rencontres humaines ; à vrai dire, ces rencontres procèdent toujours d’incarnations précédentes où l’ont s’est déjà rencontré et où sont nées les forces grâce auxquelles, peut-on dire, on est maintenant conduit de rechef vers l’autre.
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page 17
“...
aujourd’hui, pour que puisse se développer l’âme de conscience plus individualisée, voici comment les choses doivent se passer lors de la rencontre : un homme en rencontre un autre ; ce qui doit l’emporter chez celui-ci ou chez celuiu-là, c’est une résurgence venue d’incarnations précédentes ; cela demande au préalable que les hommes laissent parler en eux le sentiment et l’instinct et remonter des profondeurs l’expérience autrefois partagée avec l’autre. Tel est précisément le but que nous nous fixons aujourd’hui : apprendre à se connaître, arrondir les angles entre individus.
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Lorsque l’homme met davantage de son être profond dans le rapport qu’il établit avec autrui, alors seulement peut s’épanouir l’âme de conscience ; l’âme d’entendement et de coeur, elle, trouve sa forme dans les rencontres où des liens s’établissent sur une impression immédiate.
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La rencontre est l’effet de certaines influences venues d’incarnations précédentes. Mais lorsque émerge du passé une réminiscence de ce genre, d’autres forces s’exercent en sens contraire ; il y a rupture. Et ceux qui ont fait ce genre de rencontre ne sont pas les seuls à être confrontés à la question de savoir si ce qui surgit en eux va vraiment suffire à fonder une relation durable : fils et filles ont de plus en plus de mal à comprendre pères et mères, parents & enfants, frères & soeurs... Il est de plus en plus difficile de se comprendre parce qu’il est de plus en plus nécessaire de commencer par laisser monter des profondeurs de l’être ce que le karma y a déposé.
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Si la difficulté de faire l’apprentissage d’autrui ne pesait pas comme une fatalité sur les hommes de la 5eme époque, l’âme de conscience, ne pourrait pas s’épanouir et il faudrait que les hommes vivent d’avantage en commun suivant leurs dispositions naturelles. Il s’en suivrait que l’élément individuel inhérent à l’âme de conscience ne trouverait pas à se développer. Il faut donc qu’il en soit ainsi et que les hommes passent par cette épreuve.
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que s’éveille en cette cinquième époque post-atlantéenne le sens de l’entente sociale.
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On attende de l’autre qu’il soit comme ceci ou comme cela, un point c’est tout ; et quand il est différent sut tel ou tel plan, alors la sentence tombe. Tant que dureront l’antipathie ou la sympathie fondées sur des préjugés, sur une prédilection pour tel ou tel type d’homme, et tant qu’on ne sera pas plus généralement d’avis de prendre l’homme tel qu’il est, on ne pourra faire aucun progrès dans une connaissance de l’homme concrète et véritable.
... C’est ainsi que bien souvent une relation karmique se trouve étouffée dans l’oeuf complètement détournée de sa véritable voie ; il faut alors attendre jusqu’à la prochaine incarnation pour que ces 2 hommes se rencontrent à nouveau et la rétablissent. Sympathie et antipathie, sont les pires ennemis d’un véritable intérêt pour l’autre.
page 26
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Sympathies Antipathies & Sentiment national...
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Désertification de la vie religieuse...
dogmes, principes, idées communes & 4eme période...
... Déjà nous portons tous le Christ dans notre inconscient ou dans notre subconscient. Corrélativement il faut donc que nous prenions nous-mêmes conscience de lui.
... Mais à l’âme elle-même on n’impose pas de contenu, on lui laisse, notamment dans le domaine de la religion sa liberté de penser et la possibilité d’épanouir cette liberté de penser.
... entente sociale sur le plan des relations humaines, liberté de penser sur le plan de la religion, de la vie religieuse.
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Mais du fait que cette âme de conscience doit se développer en tant que telle, il faut quelle rencontre des oppositions et quelle passe par des épreuves. Aussi voit-on grandir les résistances les plus farouches à l’entente sociale comme à la liberté de penser.
... Il ne manque pas d’hommes aujourd’hui dont le coeur saigne lorsqu’ils sont confrontés à cet état des relations, certes nécessaires, mais qui demande pour avoir l’effet souhaitable une compréhension parfaite. Car c’est dans le sang du coeur qu’il faut chercher consciemment la force d’agir autrement dans le monde.
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Plus d’un vient nous dire aujourd’hui : Las ! je ne sens pas que faire de moi, je ne sais comment m’insérer dans les relations humaine. La raison ? C’est qu’il n’a pas encore trouvé moyen d’envisager clairement les besoins de notre époque et la place qui tient un individu. Chez beaucoup d’homme cela va jusqu’à la maladie, la fragilité physique.
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Il faut que la science de l’esprit soit centrale à la connaissance.
... la science de l’esprit propose un mode de pensée qui développera en nous cet entendement sain qu’il faut aller chercher de nos jours à des profondeurs plus grandes qu’à l’époque gréco-romaine... fait de nous des êtes capables de jugement.
page 41
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L’étude de la science de l’esprit nous vaut l’aide du monde spirituel. Ce ne sont pas seulement les connaissances acquises qui nous aident, mais l’être même des Hiérarchies supérieures lorsque nous connaissons leur existence.
page 42
... Voilà la troisième exigence de la cinquième période post-atlantéenne.
La première, c’est l’entente sociale, la seconde, l’acquisition de la liberté de penser, la troisième, la connaissance vivante du monde de l’esprit par la science de l’esprit.
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... montrer quels doivent être les trois grands idéaux de la 5eme époque, les idéaux concrets ... entente sociale concrète entre les hommes, liberté de penser, connaissance de l’esprit.
... mais les 2 premières exigences ne pourront être satisfaites que s’il vient s’y joindre le 3eme élément, la connaissance de l’esprit, car il y va du développement de l’âme de conscience. Le degré assigné le plus élevé à cet âme de conscience est en effet le Soi-Esprit dont le 6eme époque a pour mission de poser les prémices. Le Soi-Esprit ne pourra pas se développer si l’homme ne s’y prépare pas en accédant à cette autonomie intérieure que l’on acquiert en cultivant l’âme de conscience.
.... Alors l’âme de l’homme s’emplira de joie, une joie qui n’en restera pas à la gaieté superficielle, mais va de pair avec ce sérieux qui sous-tend la vie, qui accroît les forces, qui ne fait pas de nous de simples épicuriens, mais de bons ouvriers.
... Il faut en effet que nous nous reliions vraiment aux mondes de l’esprit, que nous nous pénétrions du rapport qui existe entre eux et le moteur essentiel de l’évolution de la terre, c’est-à-dire la force christique. La force christique n’existera pour nous qu’à l’instigation des pensées qui émanent du monde spirituel pour pénétrer dans l’existence terrestre, tandis que, depuis le Mystère du Golgotha, peuvent jaillir dans l’âme des hommes des pensées de lumière, dispensatrices de clarté à l’instar des étoiles - je vous l’ai dit - et dont la lumière même monte jusqu’à la sphère des Anges qui ont perdu le Christ, afin qu’ils se voient en retour éclairés par lui à partir de la sphère des pensées humaines.
...”