Au commencement ..., dans la lumière de nos "Je "...

Au commencement ..., dans la lumière de nos "Je "...

En ce temps de préparation à Noël, en 2014, ces extraits d'une conférence grandiose donnée par Rudolf Steiner, il y a 100 ans !

"Au commencement était le verbe"...

"Au commencement était la pensée"...

"Au commencement... le souvenir",

"la force du souvenir"...

Pour ce 21 décembre 2014...

Comme une réponse à l'article : " Exercice : Vers une idée juste sur la pensée... Cheminement" publié en 2011.

 

L’impulsion du Christ dans le courant du temps 

et son action dans l’homme

 

 

***

“.../... Et c’est là aussi, enrichir notre sentiment par la science spirituelle que d’avoir présentes à l’esprit, lorsque l’enfant commence à parler et se perfectionne chaque jour dans cet art, les impulsions christiques qui agissent à son insu, la force du Christ tutélaire et stimulante qui anime la force de la parole.”

“.../... Le verbe se forme et se met en mouvement sous l’impulsion du Christ. C’est ce qui a été dit à l’humanité par ces mots :

 

En l’origine était le Verbe,

Et le Verbe était auprès de Dieu,

Et le Verbe était un Dieu.

Lui était en l’origine auprès de Dieu.

Il était là, où tout est advenu,

Et rien n’est advenu

Sinon par le Verbe.

En le Verbe était la Vie,

Et la vie était

La lumière des hommes.

 

.../... Cette parole se place au moment où la quatrième période postatlantéenne voit naître l’Evangile...”

 

***

“.../... Le quatrième danger concernait le penser, la représentation intérieure des idées.”

“.../... L’évolution de l’humanité est parvenue à un point tel que nous nous sentons autorisés maintenant à exprimer les premiers mots de l’Evangile de Jean sous une autre forme encore : 

 

En l’origine est la pensée,

Et la pensée est auprès de Dieu,

Et divine est la pensée.

En elle est la vie,

Et la vie doit devenir lumière de mon “Je”.

Et puisse la pensée divine luire en mon “Je”,

Que la ténèbre de mon “Je” saisisse,

La divine pensée.”

 

“.../... au cours de la cinquième période postatlantéenne.../... La pensée humaine a connu son apogée chez Hegel avec la phrase : C’est l’esprit qui est à l’oeuvre quand l’idée vit et se meut dans la vérité. Ce que dit Hegel.../... on peut l’exprimer par les paroles suivantes :

 

En l’origine est la pensée,

Et la pensée est un être infini,

Et la vie de la pensée est la lumière du “Je”.

Puisse la pensée lumineuse emplir

La ténèbre de mon “Je”,

Que la ténèbre de mon “Je” la saisisse,

La vivante pensée,

Et vive et ourdisse en son origine divine.”

 

***

“.../... Le domaine dans lequel l’impulsion du Christ ne peut encore être conduite mais où elle se prépare à être conduite, c’est le souvenir, la faculté qu’à l’homme de se souvenir. Car outre la marche et la station debout, la parole et le penser, voici que la force du Christ entre maintenant dans le souvenir. .../... au cours de la sixième période de l’évolution humaine .../... les hommes verront ce qu’ils auront vécu et appris et dont le souvenir vit en eux, où ils pourront voir que dans la force du souvenir le Christ accompagne leur vie.”

“.../...Pour nous, à qui il est demandé une approche vivante du christianisme, voici qui peut également rester valable dans l’avenir :

 

En l’origine est le souvenir,

Et le souvenir survit,

Et divin est le souvenir,

Et le souvenir est vie,

Et cette vie est le “Je” de l’homme,

Qui flue en l’homme lui-même.

Non pas lui seul, le Christ en lui.

Quand il se souvient de la vie divine,

Le Christ est en son souvenir,

Et comme vie rayonnante du souvenir

Le Christ luira

Dans toute la ténèbre immédiatement présente.”

 

***

“.../...

La nouvelle apparition du Christ, non plus sur la plan physique mais éthérique, sera liée à la première étincelle du souvenir christifié. Cette nouvelle apparition du Christ prendra la forme d’un être angélique apparaissant aux hommes. Il faut nous y préparer.”

“.../... Les sentiments et la sensibilité qui nous animent peuvent s’enrichir si nous savons pénétrer comme il est juste de le faire, grâce à la science de l’esprit, dans la nature de l’impulsion du Christ et dans l’action qu’elle exerce sur l’homme et dans l’essence spirituelle de l’homme. Bien nous y prendra d’y penser souvent : 

 

En l’origine était la force du souvenir.

La force du souvenir doit devenir divine,

Et la force du souvenir doit devenir un être divin.

Tout, ce qui advint dans le “Je”,

Doit devenir tel

Qu’il est advenu

Du souvenir christifié, divinisé.

En lui doit être la Vie,

Et en lui doit être la lumière radiante,

Qui de la pensée qui se souvient

Rayonne en la ténèbre du présent.

Et la ténèbre, telle qu’elle est présentement,

Puisse-t-elle saisir la lumière du souvenir devenu divin.”

 

 

“.../... Le penser n’est encore imprégné que dans d’infimes proportions de l’impulsion christique et déjà celle-ci est aux portes du souvenir. Apprenons de la science de l’esprit à ne pas vivre seulement pour l’homme qui passe en ce monde, qui vit entre naissance et mort, apprenons à vivre pour celui qui passe par une succession continuelle d’incarnations. Et apprenons grâce à la science de l’esprit ce que peuvent être pour nous, si l’âme de l’homme veut vivre pleinement sa vie, la compréhension et l’intelligence justes, le ressentir juste, le sentiment juste de l’impulsion le plus puissante qui soit dans l’évolution de l’humanité tout entière : l’impulsion du Christ.”

 

***

Extraits de : “Les préfigurations du Mystère du Golgotha” de Rudolf Steiner - GA 152 

Editions Anthroposophiques Romandes

Conférence donnée à Pforzheim, le  7 mars 1914

Traduction du texte Gilbert Dur, des sentences Gérard Klockenbring

 

 

Comme une préparation à ce Noël 2014 !...

 

Rédigé par Entre-autres

Publié dans #Citations, #Eclairages, #Rudolf Steiner

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