Noël (Le temps de Noël ) et la force du souvenir...
“.../... Et cʼest là aussi, enrichir notre sentiment par la science spirituelle que dʼavoir présentes à lʼesprit ; lorsque lʼenfant commence à parler et se perfectionne chaque jour dans cet art, les impulsions christiques qui agissent à son insu, la force du Christ tutélaire et stimulante qui anime la force de la parole.”
“.../... Le verbe se forme et se met en mouvement sous lʼimpulsion du Christ. Cʼest ce qui a
été dit à lʼhumanité par ces mots :
En lʼorigine était le Verbe,
Et le Verbe était auprès de Dieu,
Et le Verbe était un Dieu.
Lui était en lʼorigine auprès de Dieu.
Il était là, où tout est advenu,
Et rien nʼest advenu
Sinon par le Verbe.
En le Verbe était la Vie,
Et la vie était
La lumière des hommes.
.../... Cette parole se place au moment où la quatrième période postatlantéenne voit naître
lʼEvangile...”
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“.../... Le quatrième danger concernait le penser, la représentation intérieure des idées.”
“.../... Lʼévolution de lʼhumanité est parvenue à un point tel que nous nous sentons autorisés maintenant à exprimer les premiers mots de lʼEvangile de Jean sous une autre forme encore :
En lʼorigine est la pensée,
Et la pensée est auprès de Dieu,
Et divine est la pensée.
En elle est la vie,
Et la vie doit devenir lumière de mon “Je”.
Et puisse la pensée divine luire en mon “Je”,
Que la ténèbre de mon “Je” saisisse,
La divine pensée.”
“.../... au cours de la cinquième période postatlantéenne.../... La pensée humaine a connu son apogée chez Hegel avec la phrase : Cʼest lʼesprit qui est à lʼoeuvre quand lʼidée vit et se meut dans la vérité. Ce que dit Hegel.../... on peut lʼexprimer par les paroles suivantes :
En lʼorigine est la pensée,
Et la pensée est un être infini,
Et la vie de la pensée est la lumière du “Je”.
Puisse la pensée lumineuse emplir
La ténèbre de mon “Je”,
Que la ténèbre de mon “Je” la saisisse,
La vivante pensée,
Et vive et ourdisse en son origine divine.”
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“.../... Le domaine dans lequel lʼimpulsion du Christ ne peut encore être conduite mais où elle se prépare à être conduite, cʼest le souvenir, la faculté quʼà lʼhomme de se souvenir. Car outre la marche et la station debout, la parole et le penser, voici que la force du Christ entre maintenant dans le souvenir. .../... au cours de la sixième période de lʼévolution humaine .../... les hommes verront ce quʼils auront vécu et appris et dont le souvenir vit en eux, où ils pourront voir que dans la force du souvenir le Christ accompagne leur vie.”
“.../...Pour nous, à qui il est demandé une approche vivante du christianisme, voici qui peut également rester valable dans lʼavenir :
En lʼorigine est le souvenir,
Et le souvenir survit,
Et divin est le souvenir,
Et le souvenir est vie,
Et cette vie est le “Je” de lʼhomme,
Qui flue en lʼhomme lui-même.
Non pas lui seul, le Christ en lui.
Quand il se souvient de la vie divine,
Le Christ est en son souvenir,
Et comme vie rayonnante du souvenir
Le Christ luira
Dans toute la ténèbre immédiatement présente.”
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“.../... La nouvelle apparition du Christ, non plus sur la plan physique mais éthérique, sera liée à la première étincelle du souvenir christifié. Cette nouvelle apparition du Christ prendra la forme dʼun être angélique apparaissant aux hommes. Il faut nous y préparer.”
“.../... Les sentiments et la sensibilité qui nous animent peuvent sʼenrichir si nous savons pénétrer comme il est juste de le faire, grâce à la science de lʼesprit, dans la nature de lʼimpulsion du Christ et dans lʼaction quʼelle exerce sur lʼhomme et dans lʼessence spirituelle de lʼhomme. Bien nous y prendra dʼy penser souvent :
En lʼorigine était la force du souvenir.
La force du souvenir doit devenir divine,
Et la force du souvenir doit devenir un être divin.
Tout, ce qui advint dans le “Je”,
Doit devenir tel
Quʼil est advenu
Du souvenir christifié, divinisé.
En lui doit être la Vie,
Et en lui doit être la lumière radiante,
Qui de la pensée qui se souvient
Rayonne en la ténèbre du présent.
Et la ténèbre, telle quʼelle est présentement,
Puisse-t-elle saisir la lumière du souvenir devenu divin.”
“.../... Le penser nʼest encore imprégné que dans dʼinfimes proportions de lʼimpulsion christique et déjà celle-ci est aux portes du souvenir. Apprenons de la science de lʼesprit à ne pas vivre seulement pour lʼhomme qui passe en ce monde, qui vit entre naissance et mort, apprenons à vivre pour celui qui passe par une succession continuelle dʼincarnations. Et apprenons grâce à la science de lʼesprit ce que peuvent être pour nous, si lʼâme de lʼhomme veut vivre pleinement sa vie, la compréhension et lʼintelligence justes, le ressentir juste, le sentiment juste de lʼimpulsion le plus puissante qui soit dans lʼévolution de lʼhumanité tout entière : lʼimpulsion du Christ.”
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Extraits de “Préfigurations du Mystère du Golgotha” de Rudolf Steiner
GA 152 : Lʼimpulsion du Christ dans le courant du temps et son action dans lʼhomme
Conférence donnée à Pforzheim, le 7 mars 1914