"Non pas moi, mais le Christ en moi"...
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" Mais notre humanité a perdu la capacité de rester spirituellement vivante. Nous nous éteignons en même temps que le feu de l'enfance. le corps physique seul prend de l'âge, tandis que nous nous en servons comme les enfants. Nous devons nous mettre en situation de pouvoir nous passer du corps pour spiritualiser nos pensées à partir de la connaissance spirituelle, pour leur redonner de la vie par notre propre volonté, pour accomplir en nous la résurrection des pensées. La pensée morte en nous doit redevenir vivante. Cette pensée vivante pourra ensuite pénétrer au coeur du Mystère du Golgotha, et nous pourrons, comme par un véritable sacrifice de la pensée et du ressenti, répéter en nous : "Non pas moi, mais le Christ en moi."
Cette parole signifie quelque chose de grandiose également pour notre époque. Nous avons acquis la conscience de soi au prix du dépérissement de la pensée. Jamais une pensée vivante n'aurait permis une telle acquisition. Nous disposons maintenant de cette conscience de soi, mais nous devons l'enflammerait la spiritualiser intérieurement en apprenant à prononcer correctement la parole : " Non pas moi, mais le Christ en moi." Par elle nous devons accueillir le Christ dans l'être intérieur qui nous est propre et que nous devons faire nôtre parla connaissance spirituelle. Il s'agit quelque chose que l'être humain ne peut obtenir que s'il se pénètre de la volonté de vivre l'anthroposophie. celle-ci ne se propose pas dut tout d'être une nouvelle religion. La religion chrétienne existe déjà. L'être humain n'a pas à fonder une nouvelle religion pour être conduit au Christ, mais il a besoin d'une nouvelle voie vers le christianisme. Or, cette nouvelle voie s'ouvre avec l'anthroposophie. C'est elle qui ouvre la voie vers la compréhension du Mystère du Golgotha.
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Rudolf Steiner - Extrait d'une conférence donnée à Prague, le 29 avril 1923
Les fêtes de l'année et leur intériorisation - GA224 - Editions Anthroposophiques Romandes