Connaissance du monde spirituel et pleine conscience...
Dans le livre "Le serpent vert" Souvenirs, Margarita Volochina prépare une question pour la poser à Rudolf Steiner. C'était à Zurich en 1900... 5, peut-être bien.
.../... "Or, comment parvenir à une connaissance du monde spirituel dans la pleine maîtrise de la conscience diurne, sans perdre le sol sous ses pieds ? J'inscrivis cette question sur un billet afin de la soumettre le moment venu, car je craignais de ne pouvoir, dans l'embarras qui serait le mien, la formuler correctement." .../...
Pour la petite histoire, et présenter, très rapidement, Margarita Volochina : en 1905 elle n'avait pas connaissance ni du premier, ni du second Goethéanum... et pour cause !
.../... "Il regarda mon billet, me considéra et dit : "C'est là en effet une question importante." .../...
.../... "Le docteur répondit à ma question dans les termes suivants : " Il y a des pensées et des sentiments qui dépendent du lieu où nous nous trouvons précisément. Nous avons des pensées et des sentiments autres à Moscou et à Paris. Or, il est des pensées et des sentiments indépendants de l'espace et du temps. Lorsque nous cultivons en nous de tels contenus d'âme, nous sustentons ce qu'il y a en nous d'éternel, le renforçons, l'affranchissons de notre corps physique. " Il évoqua en termes circonstanciés la méditation, par laquelle nous édifions en notre âme des organes suprasensibles nous permettant de percevoir le monde spirituel objectif. Puis, il parla de l'éducation du penser, appelé à être plus actif et vivant ; de l'éducation du sentir qui, par son objectivité, devient organe de perception ; de l'éducation du vouloir, qui doit être consciemment saisi et conduit par le je. Il parla encore du fait qu'à notre époque l'être humain ne saurait parvenir à la réalité spirituelle par un affaiblissement de la conscience mais au contraire par l'affermissement de celle-ci, éducation de nature à le rendre également plus éveillé et actif dans la vie quotidienne. Il décrivit brièvement les trois degrés que l'élève en science spirituelle doit atteindre, ceux de l'imagination, de l'inspiration et de l'intuition. C'était la première fois qu'il m'était donné d'appréhender une voie, conforme à notre temps, de connaissance des mondes supérieurs. .../..."
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