D'où vient le "Notre père"...

A partir du "Notre père macrocosmique"...

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Alors les paroles de la voix Bath-Kol transformée lui revinrent en mémoire,... et il (Jésus) les dit à sa mère :

Amen
Les maux règnent
Témoins que l’essence du Moi se détache
Faute personnelle que d’autres supportent
Vécue dans le pain quotidien
Dans lequel ne règne pas la volonté des cieux
L’homme s’étant séparé de votre règne
Et ayant oublié vos noms
O pères dans les cieux

.../...
La voix Bath-Kol lui revint alors en mémoire, et il sut que les formules ou prières des origines devaient être renouvelées ; il sut que l’homme, désormais, doit chercher la voie qui monte vers les mondes spirituels, et que par cette prière il peut rechercher l’esprit divin. Il prit alors la dernière ligne de l’antique prière :  
                  O pères dans les cieux
et il la modifia parce qu’ainsi elle est adaptée à l’homme de notre temps et parce qu’elle ne s’adresse pas aux nombreuses entités spirituelles des Hiérarchies, mais à un seul être spirituel :
                                  Notre Père qui êtes aux cieux
Et la deuxième ligne qu’il avait entendue comme étant l’avant dernière dans le texte des Mystères :
                Et ayant oublié vos noms
il l’inversa telle qu’elle devait résonner maintenant pour les hommes des temps nouveaux :
                                      Que ton Nom soit sanctifié
Et il transforma la troisième ligne avant la fin comme elle devait être pour correspondre au sentiment des hommes qui veulent s’approcher de la divinité.
       L’homme s’étant séparé de votre règne
devint :
                                             Que ton règne vienne !

 

Et la ligne suivante :
  Dans lequel ne règne pas la volonté des cieux
il l’inversa, lui donnant la forme que les hommes pouvaient maintenant seule entendre, alors qu’ils ne pouvaient plus comprendre l’ancienne forme ; car il fallait que s’accomplisse un retournement total, une orientation vers les mondes spirituels ; il l’inversa comme suit :
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Et le secret du pain, de l’incarnation dans un corps physique, le secret de tout ce qui lui était pleinement apparu maintenant sous l’aiguillon d’Ahrimane, il le transforma de façon à ce que l’être humain ressente que ce monde physique aussi vient du monde spirituel, bien que l’homme ne le discerne pas directement. Cette ligne du pain quotidien, il la transforma en une prière :
      Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.
Et les paroles :
     Faute personnelle que d’autres supportent
il les inversa pour donner ces mots :
                  Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et la ligne qui était la deuxième dans l’ancienne prière des Mystères :
    Témoins que l’essence du Moi se détache
il la retourna en disant :
                                                     Mais délivre-nous
Et la première :
                    Les maux règnent
il en fit :
                                                                        du mal.
                                                                          Amen

C’est ainsi que se forma le Notre père
.../...»


Rudolf Steiner - Le cinquième évangile
GA 148 - Conférence donnée à Oslo le 6/10/1913

 

Rédigé par Entre-autres

Publié dans #6-10-1913, #Citations, #Rudolf Steiner, #Cinquième évangile, #GA148, #Notre père

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